Actualités

Accidents du travail, bien s'informer, bien réagir

11/12/2017

Accident du travail

Quels que soient l’expérience ou le niveau de vigilance, un accident peut survenir à tout moment dans la vie professionnelle. Pour vous permettre de bien accompagner les intérimaires en cas de problème, des premières démarches en urgence à la reconversion professionnelle, notre dossier aborde toutes les démarches que l’accidenté(e) ou celui (celle) qui l’accompagne doivent accomplir.

 

En tant que premier interlocuteur de l’intérimaire, vous avez un rôle bien évidemment crucial à jouer dans le bon déroulement de sa prise en charge. C’est souvent vers vous qu’il se tournera pour répondre aux premières questions relatives à la dimension économique de sa situation. Plus tard, une écoute et du conseil lors de son retour à l’emploi lui seront bénéfiques.


“Souvent seul face à un ensemble très divers de démarches administratives et d’interlocuteurs, le salarié qui a connu un traumatisme, qu’il soit psychologique ou physique, a un fort besoin de guidance.” explique Emmanuelle Devin, qui dirige la cellule SOS Service Social du Fastt. “Il fait parfois face à un changement complet de vie. La perte d’autonomie notamment, qu’elle soit temporaire ou définitive, est vécue comme une diminution des facultés. Ce sentiment peut entraîner une fragilité psychologique qui, quand elle s’ajoute à l’incertitude économique, pèse dans les capacités de rebond de l’intérimaire."


Mais avant toute chose, il faut procéder avec rigueur, et vite ! Concrètement, voici les actions prioritaires à mener ou à rappeler à l’intérimaire en cas d’accident :

 

L’intérimaire doit, dans les 24 heures qui suivent l’accident

  • Informer son agence emploi
  • Informer l’entreprise utilisatrice dans laquelle se déroule la mission. Si la déclaration d’accident n’est pas faite sur les lieux de l’accident, elle doit être envoyée par lettre recommandée à l’entreprise. 

 

L’agence d’emploi doit

  • Délivrer la feuille d’accident du travail ou maladie professionnelle à l’intérimaire le plus rapidement possible. Elle permet la dispense d’avance de frais, et doit être présentée au médecin traitant qui délivrera un certificat médical initial utile dans la correspondance avec la CPAM.
  • Déclarer l’accident auprès de la CPAM, par lettre recommandée avec AR, dans les 48h suivant votre prise de connaissance de l’accident avec l’envoi d’une attestation de salaires
  • Faire une demande d’indemnités complémentaires à l’AG2R

Informez au plus vite votre salarié des possibilités de soutien qu’il peut trouver en contactant les équipes spécialisées du service SOS Accident du travail au 0 811 555 828 SOS. 

 

L’urgence passée, l’intérimaire entre dans le temps des soins. La problématique financière se pose assez rapidement. Voici un rappel du droit :

  • la journée de travail au cours de laquelle s’est produit l’accident est due à l’intérimaire dans son intégralité
  • en cas d’accident du travail, l’intérimaire perçoit le même montant d’indemnités de fin de mission et de congés payés que ce qu’il aurait touché si son contrat n’avait pas été interrompu.
  • en cas d’accident de trajet, il touche une indemnité de fin de mission du même montant que celle qu’il aurait touchée si son contrat n’avait pas été interrompu. L’indemnité de congés payés est quant à elle versée au prorata des jours travaillés avant l’accident.

 

Les indemnités journalières de AG2R :

  • vous avez rempli la déclaration d’arrêt de travail, dès l’accident survenu, avec la possibilité de faire une demande sans que toutes les pièces justificatives soient réunies. Le versement des indemnités est fait directement sur le compte bancaire de l’intérimaire. Le dossier est pris en charge dans un délai d’un mois minimum.

 

Après les soins et la consolidation, c’est le temps du retour à l’emploi

  • une fois informé(e) du souhait de retour à l’emploi de votre intérimaire, vous pouvez l’assister dans son retour au travail. C’est votre capacité d’écoute et de conseil qui sera en œuvre ici.
  • si l’intermédiaire a obtenu la RQTH, la “Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé”, il a certains droits et des priorités dans les dispositifs d’accompagnement à l’emploi. C’est un statut qui sauve des situations difficiles, renseignez-vous bien sur le sujet.

 

"A la qualité du suivi administratif du dossier de votre intérimaire, s’ajoute, et c’est un élément fondamental, l’aspect empathique de votre action auprès de lui.” conclut Emmanuelle Devin. Et en cas de doute ou de question, le Fastt reste à votre écoute. Il a édité le très complet guide pratique “Que faire après un accident du travail”. A destination des intérimaires, c’est aussi une mine d’information pour vous.

Consultez le guide ou commandez-le